Foire Aux Questions

Cette Foire Aux Questions sera complétée au fur et à mesure des échanges avec le public.

1/ Pourquoi le tracé de la nouvelle branche du RER D n’est t’il pas prolongé jusqu’à Roissy ?

Réseau Ferré de France et le STIF sont attachés à l’amélioration de la desserte en transports en commun vers la plateforme aéroportuaire de Roissy-CDG et sa zone d’emploi.

La mise en œuvre de la nouvelle branche du RER D entre la gare de Villiers-le-Bel – Gonesse – Arnouville et la gare RER B du Parc des Expositions de Villepinte, couplée au renforcement de la desserte prévue sur le RER B dès la fin de l’année 2012 (passage de 8 à 10 trains par heure et par sens entre Aulnay-sous-Bois et l’aéroport Charles-de-Gaulle 2) est déjà une première réponse qui permettra de réduire significativement les temps de parcours.

Le prolongement jusqu’à Roissy-CDG de la nouvelle branche du RER D n’a pas été retenu à ce stade des études, le coût d’une nouvelle infrastructure étant très élevé.

Cependant, les mesures conservatoires nécessaires ont été prises afin de préserver l’avenir et ne pas obérer la réalisation ultérieure de ce prolongement.

En parallèle, le STIF mène actuellement une étude globale sur les transports dans un secteur élargi autour de la plate-forme aéroportuaire de Roissy-CDG. Cette étude a pour objet d’identifier les besoins de transports pour assurer l’accessibilité au secteur de Roissy, tenant compte de l’ensemble des projets de transport en commun en cours d’étude. Elle permettra d’identifier les reconfigurations/ améliorations à porter sur les lignes de bus existantes, ainsi que la création de nouveaux transports en commun en site propre.

2/ Quel sera l’impact de la nouvelle branche sur le RER D, notamment en termes de régularité ?

Ce projet consiste à créer une nouvelle branche du RER D. Afin de ne pas altérer le fonctionnement de l’ensemble de la ligne du RER D, cette nouvelle branche doit être réalisée de manière cohérente avec les projets d’amélioration du RER D en cours. Des mesures en ce sens sont et seront donc prises lors des études de conception du projet, portant à la fois sur l’infrastructure et sur l’organisation des dessertes.

Pour l’ensemble des acteurs du projet, il s’agit en aucun cas de dégrader davantage la ligne D du RER dans le cadre de la nouvelle branche du RER D. Aussi, une attention particulière est portée à l’intégration de cette nouvelle branche au sein de l’ensemble de la ligne D.

Par exemple, les voies de raccordement entre le RER D existant et la nouvelle branche ont été conçues et seront réalisées de telle sorte que les trains empruntant cette nouvelle branche puissent s’intégrer au milieu des trains du RER D sans obliger ceux-ci à ralentir, évitant ainsi de perturber leur bonne marche et de créer de l’irrégularité.

3/ Comment expliquer le calendrier annoncé par le maître d’ouvrage ?

Le calendrier présenté par le maître d’ouvrage RFF lors de cette concertation prévoit une mise en service de la nouvelle branche du RER D en 2020 avec un démarrage des travaux en 2017. Celui-ci s’appuie sur des études techniques réalisées en 2009 et 2010 et permettant une mise en service à cette date, compte-tenu de la nature et des caractéristiques techniques des ouvrages à construire.

Ce délai relativement long de réalisation s’explique par deux raisons principales :

Malgré ces contraintes, RFF reste conscient du besoin d’offrir rapidement des solutions aux besoins de déplacement des habitants du Val d’Oise. Au fur et à mesure de l’avancement des études, les caractéristiques techniques du projet vont se préciser et, sur cette base, RFF travaillera à une optimisation du planning permettant, le cas échéant, d’annoncer une mise en service anticipée.

4/ Quelle est la desserte envisagée pour les communes du nord de la ligne D ?

Pour le STIF et RFF, la desserte des territoires situés sur la section nord du RER D (Goussainville, Louvres, et Survilliers-Fosses) demeure une priorité. Le projet de nouvelle branche du RER D dans sa version actuelle apportera déjà des améliorations et permettra des gains de temps de parcours pour les habitants des communes situées dans le nord du Val d’Oise. Pour un habitant de Goussainville, le temps moyen de trajet jusqu’au Parc des Expositions sera ramené à vingt minutes en moyenne contre une heure ou plus aujourd’hui.

En complément de la nouvelle branche du RER D telle que proposée lors de la concertation, une étude a été réalisée au premier semestre 2011 sur la faisabilité d’une infrastructure ferroviaire complémentaire permettant de mettre en œuvre des dessertes RER D entre Survilliers-Fosses et le Parc des Expositions. Elle portait à la fois sur la faisabilité technique mais aussi les impacts qu’aurait ce raccordement nord sur le fonctionnement du RER D dont l’exploitation est déjà très complexe et fragile.

Ses résultats montrent que la mise en œuvre de cette nouvelle infrastructure aurait pour effet d’amplifier les effets des incidents survenant sur le RER D, favoriser la propagation de l’irrégularité sur la ligne et dégrader les conditions de transport de ses usagers.

D’autres solutions sont étudiées en parallèle pour améliorer les transports quotidiens dans ce secteur. Le projet Roissy-Picardie apportera des éléments de réponse en offrant des liaisons entre la plateforme aéroportuaire de Roissy et les gares de Survilliers-Fosses et éventuellement Louvres dans le cas de l’option sud. Au-delà, les études en cours, réalisées dans le cadre du schéma directeur du RER D envisagent le renforcement de l’offre entre Goussainville et l’extrémité nord du RER D en passant de 4 à 8 trains par heure et par sens.

Par ailleurs, depuis la fin de l’année 2010, le STIF mène une étude concernant les transports en commun dans le secteur élargi de Roissy. Le périmètre de cette étude est assez large, depuis Le Bourget au sud à Dammartin-en-Goële au nord, et de Val de France à l’Ouest à Mitry et Claye à l’est.

Elle a pour objet d’identifier les besoins de nouvelles liaisons de transports en commun à l’horizon 2020 ou bien d’identifier les liaisons existantes à renforcer ou à restructurer.

Les propositions porteront essentiellement sur des liaisons de surface, en mode routier (bus, bus en site propre)

Le résultat de cette étude est attendu pour mi-2012.

5/ Le projet ne fait-il pas doublon avec le BHNS ?

Le projet de BHNS et le projet de nouvelle branche du RER D sont des projets de transports en commun complémentaires. Ils s’inscrivent dans un réseau global de transports collectifs, réseau maillé, à des horizons différents.

En effet, le projet ferré porte sur une infrastructure lourde de transport en commun, soumise à des phases d’études et des procédures administratives importantes, dû au mode ferroviaire.

De fait, le projet ferré s’inscrit à horizon plus lointain que le projet de BHNS.

Tenant compte de la nécessité d’améliorer significativement à court terme les déplacements en rocade dans le secteur Val de France/ Gonesse/ Villepinte/ Roissy, les financeurs (Etat et Région Ile-de-France) ont acté le principe de ne pas attendre la mise en service du projet ferroviaire, et de mettre en place rapidement une liaison bus performante entre le RER D et le RER B.

Pour se faire, des financements ont été mobilisés via le Plan Espoir Banlieues et permettent une mise en œuvre du BHNS dans les meilleurs délais, courant 2013.

A la mise en service du projet ferroviaire, le projet de BHNS évoluera pour assurer une desserte complémentaire de celle du projet ferré et être cohérente avec les besoins de desserte du territoire identifiés à cet horizon.